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À L’UT2J, LA PRÉSIDENCE TRIE LES MISSIONS, LES FORMATIONS, LES PERSONNELS ET LES ÉTUDIANT·ES

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UNIVERSITÉ FERMÉE, BUSINESS PRÉSERVÉ :

À L’UT2J, LA PRÉSIDENCE TRIE LES MISSIONS, LES FORMATIONS, LES PERSONNELS ET LES ÉTUDIANT·ES

Depuis plusieurs jours, le campus du Mirail connaît une succession de fermetures administratives décidées par la présidence, dans un contexte de mobilisation sociale et de tensions particulièrement fortes. Mais voilà que, dans son message du mercredi 14 octobre, la présidence annonce l’ouverture sélective de trois bâtiments : la Bibliothèque universitaire centrale (BUC), la Maison de la Recherche (MDR), le Service commun universitaire d’information, d’orientation et d’insertion professionnelle (SCUIO-IP) et le Service de la formation continue et de l’apprentissage (SFCA). Plus surprenant encore : d’autres services, pourtant contraints de reprendre leurs activités sur site, ne sont même pas mentionnés dans la communication de la présidence d’hier.

Ces décisions ne relèvent pas seulement de considérations techniques ou organisationnelles. Elles interrogent directement les orientations politiques de la gouvernance universitaire qui, visiblement, n’a tiré aucune leçon du mouvement social de 2018.

LA RECHERCHE OUVERTE, L’ENSEIGNEMENT À LA PORTE !

La recherche aurait-elle davantage de valeur que la formation ? Pourquoi les chercheur·es pourraient-ils accéder à leurs bureaux quand les enseignant·es, enseignant·es-chercheur·es et personnels BIATSS des composantes ne bénéficieraient pas des mêmes possibilités ?

SUD Éducation refuse cette mise en concurrence des missions universitaires. Il n’y a pas, d’un côté, une recherche noble, jugée prioritaire, qu’il faudrait préserver et, de l’autre, une formation sacrifiable que l’on pourrait suspendre sans conséquence. La recherche et l’enseignement sont deux missions indissociables du service public. Elles se nourrissent mutuellement, mobilisent des personnels aux fonctions complémentaires et participent d’une même ambition : produire, transmettre et partager les savoirs.

Une université publique n’a pas à hiérarchiser ses missions ni à organiser une inégalité d’accès au travail entre ses propres personnels !

L’ALTERNANCE OUVERTE, LA FORMATION INITIALE FERMÉE

Les formations qui génèrent des recettes seraient-elles devenues plus importantes que celles qui relèvent principalement du financement public ? Faut-il comprendre que la continuité des formations dépend désormais de leur rentabilité ? Que les étudiant·es n’ont pas tous et toutes la même importance selon les recettes associées à leur inscription ?

Dans un contexte où les universités sont soumises à des contraintes budgétaires croissantes et poussées à rechercher toujours davantage de ressources propres, cette décision – éminemment politique – ne peut être considérée comme anodine. L’université n’est pas une entreprise. Les étudiant·es ne sont pas des lignes de recettes. Et le service public ne doit pas être gouverné par la rentabilité !

Sud Éducation refuse que les logiques de marchandisation de l’enseignement supérieur déterminent les priorités d’une université publique, qui plus est d’une université de sciences humaines et sociales.

DES BUREAUX ACCESSIBLES, MAIS DES SERVICES ESSENTIELS FERMÉS

La présidence et la Direction générale des services organisent le retour de certain·es personnels sur site, mais qu’en est-il des conditions concrètes, matérielles, sanitaires et sociales, dans lesquelles ils et elles doivent travailler ? Pourquoi les restaurants des personnels et des étudiant·es demeurent-ils fermés ? Pourquoi le service de médecine de prévention et le Service de santé étudiante (SSE) restent-ils fermés ? n’est-il pas accessible sur site ? Qu’en est-il de l’accès aux locaux syndicaux et des moyens permettant aux représentant·es des personnels et des étudiant·es d’exercer leurs missions ?

On ne peut pas invoquer la continuité du service public tout en négligeant les conditions de travail, la santé et la sécurité de celles et ceux qui le font vivre !

FERMER LE CAMPUS AU NOM DE LA SÉCURITÉ, PUIS ROUVRIR 3 BÂTIMENTS

Une gestion de crise qui multiplie les dérives autoritaires sans expliquer les critères retenus : où est la cohérence ? Où est la transparence ? Où est le dialogue avec les personnels et les étudiant·es ?

Après l’intervention policière sur le campus, les fermetures administratives répétées, les consignes contradictoires adressées aux personnels et les incertitudes sur la poursuite des activités pédagogiques, voici désormais une université partiellement ouverte. Une crise universitaire ne se résout ni par la police, ni par des portes fermées, ni par une gestion différenciée des personnels et des formations. Elle exige des réponses politiques, du dialogue et le respect des droits de la communauté universitaire. Sud Éducation demande une université ouverte afin de permettre aux personnels et aux étudiant.es de poursuivre leur mobilisation sans craindre des sanctions, ou des représailles.

SUD ÉDUCATION EXIGE DES EXPLICATIONS ET DES GARANTIES ! LE SERVICE PUBLIC UNIVERSITAIRE N’EST PAS À GÉOMÉTRIE VARIABLE. NOS DROITS NON PLUS !

Sud Éducation refuse une université à plusieurs vitesses, où l’accès aux locaux, les conditions de travail et la continuité des formations dépendraient de priorités financières et de décisions discrétionnaires.

Nous refusons une université qui ferme ses portes aux un·es et les ouvre aux autres sans rendre compte de ses choix et qui multiple le flicage de ses agent·es !

Nous refusons une présidence qui choisit qui a le droit de travailler et qui a le droit d’étudier !

L’UT2J MÉRITE MIEUX QUE LA PERPÉTUATION DE L’HÉRITAGE GARNIER !

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