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Depuis de nombreuses années, le ministère nous force à utiliser une multitude d’interfaces en ligne : Iprof, Mamamia, Opale, Colibri, Gaïa… Ces interfaces représentent une manne financière pour les entreprises privées qui font des profits sur le dos du service public.

Depuis de nombreuses années, nous dénonçons la sur-numérisation de nos espaces de travail et administratifs avec l’augmentation de la collecte de données sensibles des personnels et des élèves, accessibles en ligne, et dont la sécurisation est défaillante. Cette recrudescence du numérique ne s’est pas non plus accompagnée des moyens humains permettant une maintenance solide des infrastructures. Au contraire, la délégation au privé de ces fonctions a fragilisé les systèmes informatiques. Les attaques informatiques réussies de l’été sont aussi une conséquence directe des coupes dans les moyens attribués au service public.

Le numérique augmente notre temps de travail hors du temps de classe mais transforme aussi nos pratiques professionnelles en nous en dépossédant et en accentuant le contrôle sur celles-ci. L’usage standardisé des cahiers de texte en ligne et des outils didactiques permet leur surveillance à distance par la hiérarchie ; la multiplication des contacts mails avec les parents et les élèves ont remplacé les rencontres réelles.

Depuis de nombreuses années, nous alertons sur les dangers du tout numérique, et le fait que les Environnements numériques de Travail soient désormais devenus des interfaces obligatoires pour les familles et les personnels dans le suivi de la scolarité des élèves et la communication entre les personnes.

Pour cette rentrée, nous n’avons aucune nouvelle des chef·fes, aucun parasitage de l’administration, ce qui permet de se concentrer sur le cœur de notre métier. Cependant, nous sommes aussi confronté·es à des blocages :

  • les aménagements pour les élèves à besoin particuliers ne sont pas accessibles
  • le Pass Culture est en suspens
  • des affectations d’élèves et de collègues sont en attente
  • pour les nouvelles et nouveaux titulaires, et certain·es contractuel.le.s, le salaire pourrait être retardé
  • les RSST numériques ne sont pas accessibles

L’État ne met clairement pas les moyens pour protéger les données de ses personnels et/ou de ses usager·e·s : éducation nationale, impôts, sécurité sociale…

Sud éducation 31-65-82 conseille de :

  • demander le retrait de l’espace IPROF de vos informations de contact personnelles
  • ne pas mettre de transfert automatique de la boîte professionnelle (ac-toulouse.fr) vers une boîte personnelle
  • plutôt que passer par des plateformes en ligne pour les formalités administratives (demande d’absence, remboursements…), revenir à des envois par voie hiérarchique, y compris par courrier postal
  • refuser l’utilisation de WhatsApp et Gmail pour les diffusions d’informations et les prises de décisions professionnelles
  • demander la version papier du fichier RSST (registre santé et sécurité au travail)

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2026-2027 

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